Extrait :

 

Les Sables d’Olonne, 10 novembre 2024. Je suis aux premières loges quand Maël Le Gall, sous le regard enamouré de sa compagne, fier de ses parents, confiant de son sponsor et de son équipe, prend le large pour son premier Vendée Globe. Après Titouan Lamazou, Éric Tabarly et, du temps de son adolescence, François Gabard qui l’a tant fait rêver à bord de son monocoque de plus de 18 mètres, Maël est gonflé comme un spinnaker en plein largue, bien décidé à louvoyer et à gîter habilement pour que le Mamif confié soit à la hauteur des derniers succès obtenus en haute mer. 

 

C’est qu’il avait bataillé, Le Gall. Depuis la barre de son premier optimist à huit ans, sous les acclamations d’un beau-père enthousiaste et d’une mère admirative, il rêvait de cette course mythique. Aussi, après avoir remporté toutes les coupes et trempé plus d’une fois sa marinière, avait-il été comme un caneton dans la mare quand le skipper tout désigné se fractura le coude, trois semaines avant le départ, le désignant d’emblée comme le successeur incontournable. Préparé, il l’était. Physiquement et techniquement. Son jeune âge serait peut-être un handicap pour cette compétition moralement éprouvante, mais il avait tout entrepris pour prouver sa maturité. Mamif, sans autre skipper suffisamment préparé, avait accepté.

Fier, paré à toutes les privations, le jeune marin sourit à la barre de son voilier d’excellence. La radio crache des « Bonne chance ! » éructés par les équipes à terre qui, pendant près de quatre mois, suivront, à travers les moniteurs de radioguidage et de radiolocalisation, ses temps de traversée, son parcours et sa personne. Ils sont des dizaines, jusqu’à un médecin dédié, pour l’assister dans sa course autour du monde en solitaire. Peut-être pas si solitaire que ça, songe-t-il, tandis que l’allure du monocoque se maintient à bon plein. Le temps est magnifique en cette première journée. Si cela dure, il sera au cap de Bonne Espérance dans moins de dix-huit jours. Il n’a pas le choix. Il l’a annoncé et parié. En attendant, il vérifie la position de ses adversaires sur l’écran de contrôle. Le redoutable Kerjoan affiche déjà 25 milles d’avance, une heure après le départ. Quant à Le Floch, il file à 15 milles d’écart du premier. Sans compter les Guillou et Moncelli, à quelques vagues derrière lui. 

Les premiers jours, Maël, ultra-concentré, obsédé par le VMG...

 

De près, au loin. Les dessous de la course au large en solitaire par Élodie Torrente

Une nouvelle érotique pour connaître les dessous sexy de la course au large en solitaire. 

Parue exclusivement sur ce site à l'occasion du départ de la Vendée Globe 2020. 

Sortie le 8 novembre 2020

Format numérique  (ePub et PDF) 

ISBN : 978-2-9566753-1-0

13 pages

De près, au loin, nouvelle érotique sur la course au large en solitaire

3,00 €