Tempête
Des fois quand tout fout le camp
Quand la vie serre les dents
Quand les autres s’emmêlent
Que les langues se déchainent
Juste parce que c’est un passe-temps
De blesser les pauvres gens
De faire de leurs esprits
Des charniers sans envie
De leurs corps affamés
Des sentiers dévorés
De leurs yeux sans espoir
Des orbites vides et noires
Des fois, je me calfeutre
Loin de cette triste meute.
Je recroqueville mon âme
Au fin fond de mes drames
Je nage en pleine marée
De mes sales pensées
Je leur laisse mes larmes
Mais retiens toutes les armes
Qui feraient de leur cœur
Un organe de tumeur
Qui auraient pour leurs corps
Le besoin de la mort
Qui mèneraient leur esprit
Au bord de la folie.
Ainsi, je reste là,
Sans haine, sans trépas
Hagarde, blessée, niée
Dans toute ma vérité
A me demander comment
Font-ils tous ces gens
Pour être tellement vils
Qu’ils en deviennent débiles ?
Pour être si détestable,
Leur vie est si minable ?
Et puis, je leur pardonne
Cette haine qu’ils me donnent
Je reprends mon sourire
Je quitte le navire
Je vogue vers moi-même
En chassant cette haine
Et je l’accepte enfin,
Ces êtres ne sont qu’humains.
Elodie TORRENTE
A suivre : chansons
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Commentaires: 4
Cerro Toluquilla (vendredi, 06 mai 2011 22:30)
Très sympaaa !
Cath
Elodie TORRENTE (mardi, 10 mai 2011 09:03)
Merci Cath ;)
lau (mercredi, 11 mai 2011 10:54)
Je suis fan de toi aussi pour ça!!! parce que de blessures tu parviens à faire du beau!!! Parce que tu parviens à pardonner et à comprendre les humains même quand ils sont vraiment "vilains" (au sens de "moches" pas "méchants"). Tu es vraiment QUELQU'UN toi!!!
Elodie TORRENTE (mercredi, 11 mai 2011 10:57)
Quelqu'un, je n sais pas. Ce qui est certain, c'est que je ne suis que moi. Merci Lau, pour ta fidélité, ton amitié et tes commentaires.
Bises