Vous avez de la vaseline ?
Le 10 janvier 2006, dans un appartement quelque part en région parisienne.
- Je veux divorcer.
- Quand ? Maintenant ?
- Oui.
- Mais tu es folle ? Nous sommes à 15 mois de l’échéance. Et tu veux divorcer maintenant ? Qu’est-ce que tu cherches ? Ma perte totale ? Tu te casses avec une racaille au vu et au su de tous, tu me fais passer pour le plus grand cocu de France et de Navarre et en plus tu veux divorcer MAINTENANT !!!
- Oui. Rien à foutre de ta carrière, de tes hypocrisies et de toutes tes simagrées. Le divorce est légal. Je vais le demander. J’ai déjà contacté mon avocate. De toute façon, c’est le divorce par consentement mutuel ou je me charge de te démolir en prenant bien soin avant d’aller faire un tour du côté de tes ennemis en vogue.
- T’es vraiment qu’une garce ! On me l’avait bien dit qu’on ne connaissait vraiment les personnes avec qui l’on vivait qu’au moment de la séparation. Mais alors là ! Ca dépasse tout ce que j’avais pu imaginer !
- C’est l’un ou l’autre, tu choisis !
- Choisir ? Mais tu ne me donnes aucune possibilité de choix ! Que j’accepte ton divorce ou non, je suis perdu. Actuellement, avec les projets qui sont les miens si tu lances un divorce, ça va se savoir et je suis foutu ! C’est ce que tu veux, hein ? Me foutre la gueule par terre ! Ca fait plus de trente ans que je n’aspire qu’à ce rêve et au moment d’être prêt de l’atteindre, pan, tu me décoches cette flèche empoisonnée ! Mais qu’est-ce que je t’ai fait pour mériter ça ?
- Tu ne m’as rien fait justement… Tu penses beaucoup trop à toi pour cela.
- Mais quand je pense à moi, c’est à vous que je pense. Tu le sais. Ma carrière c’est pour vous, pour mes parents, pour tout ça.
- Oui pour eux, pour les enfants. Mais pour moi, ça, non ! Enfin, là n’est plus le propos. Je veux divorcer. Et vite !
- Ecoute, ok, je ne me suis pas occupée de toi pendant toutes ces années. Mais on peut prendre notre temps pour divorcer. Après l’échéance, ça va changer, tu verras.
- Je pense que tu te moques de moi, non ? Après l’échéance ça va changer, dis-tu ? Mais au contraire, ce sera bien pire. Que tu parviennes ou non à tes objectifs, ça va empirer !
- Bien sûr, si tu ne veux pas essayer, je ne peux rien y faire.
- Ce n’est plus le moment d’essayer. Alors ta réponse ?
- Bon, ce que je te propose. D’accord, on divorce. Mais après l’échéance. Et pour t’aider à patienter, je te propose de prendre la direction de mon image et de ma communication. Comme ça tu apparais comme proche de moi tout en étant peu visible car très occupée. Ensuite, dès que tout ça est terminé et que toute l’effervescence est retombée, on divorce, à l’amiable. Ca nous mène vers septembre –octobre 2007. Ca te va, Cécilia ?
- Oui, Nicolas.
Le 18 octobre 2007 une maison mitoyenne quelque part en région parisienne
13h15- Dépêche AFP : Séparation officielle pour le couple présidentiel français
16h15 – Dépêche AFP : Divorce officiel par consentement mutuel du couple présidentiel français
16h16 – Une ménagère de moins de 50 ans devant sa télé : De la vaseline ? Jamais,
voyons ! Un con, c'est toujours pris pour ce que c'est...
Elodie TORRENTE
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Commentaires: 2
Eric Piron (samedi, 28 mars 2009 13:58)
ça c'est une chute ... de communication !!!
Pauline (jeudi, 20 août 2009 14:22)
et bien quelle chute !!!